Mon approche de la physiothérapie

Je suis physiothérapeute spécialisée en santé mentale et dans la rééducation des problématiques chroniques et met l’accent sur les approches actives afin de favoriser l’indépendance individuelle, fonctionnelle et sociale de chacun‧e.

Ma philosophie de traitement consiste non seulement à accompagner les facteurs de stress physiques, mais également les facteurs de stress psychiques, émotionnels et liés à la vie quotidienne, qui ont également un impact important sur notre santé, et notamment la douleur chronique. 

Mon approche est Evidence Based, c’est à dire centrée sur les dernières recherches en matière de santé et de rééducation, mais est aussi forgée par les concepts de Health at Every Size et de Body Positive. Ainsi, je m’efforce de fournir un environnement confortable et sûr à toutes les personnes, de toutes capacités, de toutes origines et traditions, de tous genres et de toutes tailles. J’accorde une attention particulière au respect et aux soins de chaque corps et de chaque personne.

Physiothérapie en santé mentale ?

Selon l’International Organization of Physical Therapists in Mental Health (IOPTMH), la physiothérapie en santé mentale peut être définie comme une spécialité au sein de la profession. 
La physiothérapie en santé mentale est centrée sur la personne et accompagne les enfants, les adolescents, les adultes et les personnes âgées souffrant de problèmes de santé mentale légers, modérés et graves, aigus et chroniques, en soins primaires et communautaires, en hospitalisation et en ambulatoire. Les physiothérapeutes en santé mentale assurent la promotion de la santé, le traitement et la réadaptation de manière individuelle et groupale. 
Les physiothérapeutes en santé mentale créent une relation thérapeutique pour fournir une évaluation et des services spécifiquement liés à la complexité de la santé mentale dans un environnement favorable appliquant un modèle bio-psycho-social. Le cœur de la physiothérapie en santé mentale est d’optimiser le bien-être et l’autonomisation de l’individu en favorisant le mouvement fonctionnel, la conscience du mouvement, l’activité physique et les exercices, dans des contextes thérapeutiques individuels et de groupe, associant les aspects physiques et mentaux.
Les physiothérapeutes en santé mentale jouent un rôle clé dans l’équipe pluridisciplinaire et les soins interprofessionnels. La physiothérapie en santé mentale est basée sur les données issues de la recherche scientifiques et les recommandations de bonnes pratique. 

Avec quelles techniques ?

Que ce soit pour la gestion de la douleur ou la réadaptation plus générale, je propose des accompagnements basés sur des techniques validées scientifiquement. 

Pour la gestion de la douleur chronique, j’utilise les outils développés par le Neuro Orthopaedic Institute (Australie), tels que l’éducation aux neurosciences de la douleur, l’imagerie motrice progressive et les mobilisations neurodynamiques. 

 

Education aux neurosciences de la douleur (PNE)

L’éducation aux neurosciences de la douleur (Pain Neuroscience Education en anglais – PNE) est une stratégie d’accompagnement des personnes qui présentent des douleurs chroniques en permettant de questionner nos représentations et nos croyances sur la douleur. 

Le PNE vise à augmenter le seuil de douleur pendant l’exercice, à diminuer la peur liée au mouvement et l’activité cérébrale dans les régions cérébrales associées à la douleur.
En pratique, cela inclut l’utilisation de métaphores, de courtes histoires, le questionnement des croyances et des représentation concernant l’origine des douleurs. 

Il a été démontré que la PNE a des effets positifs sur la réduction de la douleur et l’amélioration des connaissances du patient sur les mécanismes de la douleur, mais aussi facilite les mouvements et diminue le recours aux soins de santé. 

Imagerie motrice (IMG)

L’imagerie motrice graduelle (IMG) fait également partie des traitements non pharmacologiques de certaines conditions douloureuses.

Cette approche a initialement été destinée à la prise en charge du Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC, autrement nommé algodystrophie ou syndrome de Sudeck), de la douleur du membre fantôme (algohallucinose) mais son utilisation commence à s’étendre à d’autres affections douloureuses, telles que les douleurs rachidiennes chroniques .

L’IMG est constituée de trois étapes de traitement réalisées de manière progressive: des exercices de reconnaissance droite/gauche (tâche de latéralité), des mouvements et activités mentalisés (imagerie motrice) et enfin des exercices de thérapie par le miroir.

Le BBAT est une approche physiothérapeutique visant le développement de la présence et de la conscience du mouvement. 

Le BBAT repose sur l’hypothèse qu’un manque de contact et de conscience de la personne avec son corps a des répercussions physiques, mentales et relationnelles (Dropsy, 1973). Le déficit de contact peut entraîner une qualité de mouvement dysfonctionnelle, des douleurs et une diminution des fonctions motrices. Le BBAT se concentre sur la qualité du mouvement et sur la manière dont les mouvements sont exécutés et vécus (Skjaerven, Kristoffersen et Gard, 2008).
Pour obtenir une qualité de mouvement plus fonctionnelle, les séances s’organisent autour de mouvements simples, sécuritaires et doux afin de développer l’attention, la conscience corporelle et d’améliorer l’indépendance fonctionnelle. 

Cabinet

Afin que ce lieu soit agréable et et propice au soin de chacun‧e, notamment aux personnes qui vivent avec une hypersensibilité sensorielle, la salle de soin est dépourvue de musique et de parfums trop présents. La lumière peut être tamisée.

De plus, les exercices de renforcement sont effectués au sol, sur tapis de yoga, ou sur des chaises, avec du matériel facilement accessible au domicile
Je ne dispose pas de machines de fitness et je ne propose pas de rééducation du sport.